
Une banque sur trois menacée de disparition
Pour quelles raisons ? D’abord les taux faibles, voire négatifs, pèsent sur les revenus des établissements bancaires. Dans un contexte de ralentissement de la croissance mondiale, le volume des prêts ne suffit alors plus à compenser leur faible rendement. Résultat : 80% des banques étudiées détruisent de la valeur au lieu d'en créer, la rentabilité des fonds propres étant inférieure à leur coût moyen. La rentabilité moyenne d’une banque s’élève aujourd’hui à seulement 1,6%, les meilleures d’entre elles réalisant dix fois mieux.
Selon cette étude, 40% des banques d’Asie et 37% de celles d’Europe de l’Ouest ne résisteraient pas à un retournement de conjoncture. Dix ans après la crise financière, 600.000 emplois bancaires ont déjà disparu entre 2008 et 2018. Cet été, Deutsche Bank a annoncé la suppression de 18.000 emplois d’ici à 2022 et un plan de restructuration de 7,4 milliards, tandis que HSBC annonçait son retrait de la banque de détail en France. Seule solution pour survivre : recentrer leur activité sur certains métiers. Mais lesquels, alors qu’à peine 20% des banques créent 100% de la valeur ajoutée du secteur bancaire ?