
Un regard Joyeux sur le monde
Yann Bucaille, entrepreneur chrétien breton, a eu l'idée de créer les cafés Joyeux le jour où Théo, un jeune garçon autiste, lui a demandé du travail, et qu'il a dû refuser. "Oui, je suis handicapé, oui je suis différent, mais je peux travailler, je veux servir, je veux être utile". A la tête du groupe Emeraude - 150 salariés à travers le monde, il est également à l'origine de l'hôtel Castelbrac à Dinard. Il a par ailleurs créé l'association Voile solidaire afin d'organiser des sorties avec des personnes âgées, malades ou handicapées.
Avec ces cafés Joyeux, leur fondateur réussit aussi l'exploit de prouver que l'on peut très bien concilier insertion professionnelle des personnes en situation de handicap et équilibre financier. Cette Esus (Entreprise solidaire d'utilité sociale) est certes un peu spéciale, mais Grain de Moutarde, qui exploite la marque Joyeux, est une SARL visant à atteindre l'équilibre financier en trois ans. Le secret : n'embaucher que celles et ceux qui ont envie de travailler, et "trouver le talent de chacun et s'adapter à chaque employé", en fixant des objectifs à la mesure de chacun. Comme dans toute entreprise, au fond... Pour ouvrir demain d'autres cafés Joyeux à travers la France, Yann Bucaille compte procéder à un appel à mécènes et à une levée de fonds. Un café, ça vous dit ?