
La sieste, un art de vivre salvateur
Le manque de sommeil est le mal du siècle, cause d’un véritable « jetlag social » selon l’expression du neuroscientifique et spécialiste du sommeil, Brice Faraut. Il estime que 25% des Français manquent de sommeil : chez eux, le déficit moyen est d’environ une nuit de sommeil par semaine, un mois au bout d’une année ! Heureusement, Brice Faraut ne se contente pas de tirer la sonnette d’alarme : dans son livre « Sauvés par la sieste » (Actes Sud), il donne un remède éprouvé depuis l’aube de l’humanité : « Ce que le sommeil n’a pas eu le loisir de corriger ou de réparer pendant la nuit, la sieste peut s’y employer pendant le jour », explique-t-il.
Encore faut-il se mettre dans la tête que faire la sieste n’est pas une pratique de fainéant, ni une perte de temps : c’est au contraire un gain de temps grâce au pouvoir puissamment réparateur et énergisant d’un court repos (environ ½ h) entre midi et 16h (soit 7 à 8 heures après le réveil matinal). Aussi court soit-il (au moins 10 minutes), le sommeil survenu pendant la sieste produit « un ballet d’hormones, une pluie d’antioxydants » explique-t-il dans un entretien à RFI (en lien ci-dessous).
La sieste se pratique comme un art de vivre. Si elle n’est pas encore une habitude, il faut la vouloir et l’organiser, en se mettant dans les dispositions nécessaires : dans une position confortable, allongée ou demi-allongée autant que possible, et à l’abri du bruit et des écrans. Quant au réveil, un expresso ou un thé pris juste avant la sieste aidera à redémarrer en trombe, frais et dispos !
