
Impôts : nous sommes les champions !
Ce score signifie que le montant total des impôts et taxes ramené au PIB est le plus important en France. En matière de pression fiscale, la France a dépassé ses principaux challengers, la Belgique et le Danemark.
Les Français travaillent la moitié de leur temps au service de l’Etat qui prélève 48% de leurs revenus chaque année (34% en 1965). Mais ils sont (relativement) anesthésiés par la force de l’habitude et l’obscurité de la fiscalité étalée sur différentes assiettes : TVA, ponctions opérées sur les salaires, taxes sur les entreprises, droits de douanes, tandis que les prélèvements issus des impôts sur les revenus ou le patrimoine ne représentent que 26% du total (contre 63% au Danemark).
A ces ponctions s’ajoute le poids de la dette, le budget de l’Etat étant constamment déficitaire (de 3,7% en moyenne) – contrairement à celui de notre « rival » danois qui équilibre ses comptes.
Quant à la taxation sur les entreprises, la France se classe au 188ème rang mondial sur 211 pays alors que le Danemark fait partie des bons élèves : il est au 29ème rang. « La pression fiscale sur les entreprises est 27% plus importante en France qu’en Allemagne et 2 fois plus forte qu’outre-manche ».
Conclusion : « Il n’y aura pas de diminution des prélèvements obligatoires sans diminution de la dépense publique. » Or, le projet de loi de finance 2018 ne prévoyant qu’une baisse d’un point du taux de prélèvements obligatoires d’ici 2022, « objectif ridiculement faible », « il ne faut pas s’attendre à une nette amélioration ».